Développée comme une nouvelle itération de G80, installation interactive inspirée du World Game de Richard Buckminster Fuller, G16 met en scène les contradictions générées par la cohabitation entre travail humain et systèmes automatisés.
Prenant la forme d’un mécanisme circulaire évoquant un composant industriel, l’œuvre rassemble seize variables interdépendantes, chacune associée à un curseur motorisé. Ceux-ci évoluent entre une valeur négative (–) et une valeur positive (+), dessinant un système en perpétuel changement.
AI Agency, Algorithmic Transparency, Automation Bias, Blackout, Burnout, Carbon Footprint, Cognitive Offloading, Cooling Demand, Cost Efficiency, Data Extractivism, Human-in-the-Loop, Injury Risk, Job Precarity, Quality, Speed et Standardization s’influencent mutuellement, révélant les tensions et les contradictions qui traversent les logiques contemporaines d’optimisation.
Les visiteur·euses sont invité·es à agir sur les curseurs afin de tenter de réguler la machine. Pourtant, chaque intervention engendre de nouvelles tensions ailleurs dans le système, rendant tout équilibre impossible. À travers cette mécanique, l’œuvre met en évidence les impasses produites par la cohabitation entre travail humain et systèmes automatisés, notamment dans les environnements logistiques où les technologies censées optimiser les processus finissent souvent par générer de nouvelles contraintes.
Inspirée des entrepôts automatisés et des infrastructures industrielles, G16 met en scène un système qui semble pouvoir être maîtrisé, tout en révélant progressivement les limites du contrôle.




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